Sur les pas d’Ibn Arabî», thème de la huitième édition du Festival de Fès de la culture soufie prévue du 12 au 19 avril à Fès

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Ce Festival qui draine les amateurs de la culture et la musique soufies du Maroc et de l'étranger, est considéré, avec le Festival de Fès des musiques sacrées du monde, comme l'un des importants rendez-vous culturels et artistiques de la capitale spirituelle du Maroc.

Le programme est très riche avec plusieurs concerts de Samaâ et de musique soufie et arabo-andalouse ainsi que des tables rondes sur la thématique de cette 8e édition.

De grands artistes marocains vont ainsi animer les nuits printanières de ce Festival tels que Abderrahim Souiri, Mohamed Bajeddoub, Marwane Hajji, Mohamed et Abdelfatah Bennis, Said Chraibi et l'orchestre de musique andalouse de Mohammed Briouel. 

Des chanteurs et confréries de plusieurs pays musulmans sont également de la partie, notamment de Bosnie-Herzégovine et de Turquie. 

Côté débats, les conférenciers se pencheront sur l'œuvre d'Ibn Arabi, l'influence de sa pensée sur le Maghreb et le Machrek, sa poésie, ou l'exégèse coranique chez ce grand intellectuel musulman, natif de l'Andalousie.

Pour l'association «Festival de Fès de la culture soufie», qui organise l'évènement, Muhyi Dine Ibn Arabi est sans doute l'auteur «le plus complet» et «le plus profond» de la tradition spirituelle du soufisme avec une bibliographie riche de plus de 400 ouvrages dont certains comptent plusieurs volumes comme Al Futuhat al Makkiya ( Les illuminations de la Mecque en 37 volumes) ou l'explication du Coran (aujourd'hui disparu, en 64 volumes).

Pour cette association, qui veut faire découvrir la richesse du patrimoine spirituel et culturel du soufisme, au Maroc et à travers le monde, dans ses expressions artistiques, intellectuels et sociales, et à mettre en relief l'importance de cette richesse immatérielle dans tout processus de développement global, les pérégrinations de cet intellectuel, qui a effectué plusieurs séjours à Fès, «vont dessiner les contours d'une géographie faite de lieux de rencontre, d'expérience mystique, d'échanges et d'enseignements dont la diffusion souterraine et manifeste influence profondément jusqu'à nos jours la culture spirituelle de l'Islam et plus largement encore différentes écoles de sagesse et de pensée à travers le monde».

Le Festival de Fès de la culture soufie cherche ainsi à «réaliser d'une façon certes modeste, et à ce titre surtout illustrative, un paradigme essentiel pour la survie de notre humanité et une orientation vers un développement qualitatif et solidaire», selon la même source.

La 7e édition de ce Festival s'était déroulée du 13 au 20 avril 2013 , sous le thème : «Qût al Qulûb (Nourritures spirituelles) : Soufisme et Créativité».  

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Ce Festival qui draine les amateurs de la culture et la musique soufies du Maroc et de l'étranger, est considéré, avec le Festival de Fès des musiques sacrées du monde, comme l'un des importants rendez-vous culturels et artistiques de la capitale spirituelle du Maroc.
Le programme est très riche avec plusieurs concerts de Samaâ et de musique soufie et arabo-andalouse ainsi que des tables rondes sur la thématique de cette 8e édition.
De grands artistes marocains vont ainsi animer les nuits printanières de ce Festival tels que Abderrahim Souiri, Mohamed Bajeddoub, Marwane Hajji, Mohamed et Abdelfatah Bennis, Said Chraibi et l'orchestre de musique andalouse de Mohammed Briouel.
Des chanteurs et confréries de plusieurs pays musulmans sont également de la partie, notamment de Bosnie-Herzégovine et de Turquie.
Côté débats, les conférenciers se pencheront sur l'œuvre d'Ibn Arabi, l'influence de sa pensée sur le Maghreb et le Machrek, sa poésie, ou l'exégèse coranique chez ce grand intellectuel musulman, natif de l'Andalousie.
Pour l'association «Festival de Fès de la culture soufie», qui organise l'évènement, Muhyi Dine Ibn Arabi est sans doute l'auteur «le plus complet» et «le plus profond» de la tradition spirituelle du soufisme avec une bibliographie riche de plus de 400 ouvrages dont certains comptent plusieurs volumes comme Al Futuhat al Makkiya ( Les illuminations de la Mecque en 37 volumes) ou l'explication du Coran (aujourd'hui disparu, en 64 volumes).
Pour cette association, qui veut faire découvrir la richesse du patrimoine spirituel et culturel du soufisme, au Maroc et à travers le monde, dans ses expressions artistiques, intellectuels et sociales, et à mettre en relief l'importance de cette richesse immatérielle dans tout processus de développement global, les pérégrinations de cet intellectuel, qui a effectué plusieurs séjours à Fès, «vont dessiner les contours d'une géographie faite de lieux de rencontre, d'expérience mystique, d'échanges et d'enseignements dont la diffusion souterraine et manifeste influence profondément jusqu'à nos jours la culture spirituelle de l'Islam et plus largement encore différentes écoles de sagesse et de pensée à travers le monde».
Le Festival de Fès de la culture soufie cherche ainsi à «réaliser d'une façon certes modeste, et à ce titre surtout illustrative, un paradigme essentiel pour la survie de notre humanité et une orientation vers un développement qualitatif et solidaire», selon la même source.
La 7e édition de ce Festival s'était déroulée du 13 au 20 avril 2013 , sous le thème : «Qût al Qulûb (Nourritures spirituelles) : Soufisme et Créativité».
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MAROC: Berçeau du Soufisme reçoit des dizaines de Savants de renommés mondiale pour la 8ème édition à Madagh

L'Edition 2014 dont le thème est:
LE SOUFISME ET L’ÉDIFICATION DE L‘HOMME : POUR UNE REFORME HARMONIEUSE
« Soufisme et l’Edification de l’homme: Pour une Réforme Harmonieuse», tel est le thème retenu pour la huitième Rencontre Mondiale du Soufisme de la Tariqa Qadiriya Boudchichiya.

A l’occasion de la commémoration de la naissance du Prophète, près de 55 universitaires, chercheurs et intellectuels du monde entier se réuniront à Madagh (province de Berkane) les 12, 13 et 14 janvier 2014 dans le cadre de la huitième édition de la Rencontre Mondiale du Soufisme, organisée par la Tariqa Qadiriya Boudchichiya, en partenariat avec le Centre Euro-Méditerranéen d’Etude de l’Islam Actuel (CEMEIA). « Soufisme et édification de l’homme : pour une réforme harmonieuse » sera le thème de cette nouvelle édition.

Cette année, la rencontre se concentrera sur la problématique de la construction de l’homme et sur le rôle du soufisme, en tant que tradition spirituelle de l’Islam, dans l’instauration de cet équilibre intérieur et extérieur. Philosophes et réformateurs ont fourni beaucoup d’efforts dans leur recherche d’une organisation humaine parfaite sans les crises et les maladies de ce siècle. Mais ils ne sont pas parvenus à réaliser ni l’équilibre, ni la paix, ni le bonheur de l’humanité. Ces échecs s’expliquent en grande partie par le fait qu’ils se sont focalisés sur la dimension matérielle de l’homme, négligeant de fait sa dimension spirituelle. En tant que science de l’âme et du cœur, le soufisme offre des solutions pour remédier aux crises que connaît l’homme car il appréhende l’homme et ses problèmes dans leur globalité. On peut se rendre compte en effet de la valeur de la religion musulmane et de sa compréhension de la nature humaine à travers son esprit de réforme par étape de l’âme et du comportement. Son but est la réalisation de l’homme par la noblesse du comportement. C’est ainsi dans le cadre d’une approche multidimensionnelle que l’éducation soufie peut être considérée comme un moyen efficace pour trouver des solutions aux problèmes de l’humanité.

Des chercheurs marocains et étrangers en philosophie, sociologie, communication, économie et relations internationales sont attendus. Pendant trois jours, les intervenants se relaieront pour animer les quelques 9 tables rondes et échanger sur leurs différents travaux de recherche. Parmi les intervenants, nous compterons Dr. Salaheddine Mestaoui, membre du Conseil musulman de Tunisie et diplômé de l’Université Zaytouna, (Tunisie), Dr. Waddick Doyle, Professeur Associé et Directeur du département des communications internationales à l’American University of Paris (France), Dr. Mohamed Gamal Abou El Hanoud, conseiller au Ministère des affaires Religieuses et du Waqf (Palestine), Denis Gril, directeur de recherche à l’Université d’Aix en Provence (France), Dr Zakaria Marzouq de l’Université al Azhar (Egypte), ou encore Dr Aidé Abril Saucedo-Medina, docteur en éducation et diplômée de Texas A&M University (Etats-Unis).    
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Les Rencontres Mondiales du Soufisme ont pour objectif de faire connaître les vertus du soufisme au public et de révéler la dimension intérieure et spirituelle de l’Islam, une facette encore trop peu connue. Cette rencontre témoigne de l’importance que donne la zaouïa Qadiriya Boudchichiya à une approche scientifique de la dimension éthique de l’Islam, à l’instar d’autres zaouïas soufies du Maroc qui ont traditionnellement œuvré pour une approche prônant un équilibre entre vie spirituelle, scientifique, culturelle et sociale de la société.

Cette année, la zaouïa annonce le lancement du « Village Solidaire », un forum sur l’économie sociale et solidaire (ESS), pour promouvoir une économie responsable fondée sur un principe de solidarité et d’utilité sociale. Un événement pour tous les porteurs de projets (associations, coopératives, entreprises, structures d’insertion…) et les acteurs institutionnels œuvrant pour un développement économiques et social harmonieux au service des hommes. Les intervenants mobilisés sont des acteurs de l’ESS, responsables de projets et des directeurs de structures à Paris, Bruxelles et Rabat, tous engagés pour le développement de l’ESS au Maroc. La zaouïa reprend ainsi de manière institutionnelle, son rôle historique d’acteur social.

Communiqué de l'Organisme CEMEIA
http://www.rencontremondialedusoufisme.com/

sursa: yawatani.com

Rumi's Death Anniversary 2013

December 17 is the 740th anniversary of the death of the Sufi poet Rumi, whose Persian writings are considered to be a pinnacle of mystical art that transcends religious, cultural and ethnic boundaries.
Also known as Mevlana, he died on December 17, 1273 in Konya, Turkey, where he is entombed below the Mevlana Museum.

Rumi's death anniversary is known in Turkey as Wedding Night, or Seb-i Arus in Turkish, which references the idea that when a Sufi saint dies, he or she is believed to have attained union with beloved God. Therefore, it is an occasion of celebration rather than mourning and Sufis gather together to recite poetry and prayers, and whirl in tribute.

Rumi scholar and author of an upcoming Harper Collins biography on the poet, Brad Gooch, told The Huffington Post, "The main commemoration takes place in Konya every year, with the presentation of the Whirling Dervish ceremony central to the order formed around Rumi after his death, the Mevlevi Order. They are famous for the meditative practice of whirling, their signature ceremony that became elegantly codified during the Ottoman period. "

Fahad Faruqui explained in a HuffPost blog, "It must be obvious, by now, that Rumi's death is no somber event for his devotees. It's actually a celebration." He continued, "Timothy Winter, a lecturer of Islamic Studies at Cambridge University, explains why: 'Rumi's death is the moment of his union with his Lord. In Sufism, God is often symbolized as a feminine beloved, known as Layla.'"

Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan has traveled to Konya to pay his respects.

Rumi's poetry continues to inspire long after his death. His epitaph reads, "When we are dead, seek not our tomb in the earth, but find it in the hearts of men."

sursa: huffpost-religion

Vulturul şi uliul

Un vultur i-a spus unui uliu:
- Nimeni nu poate să vadă atât de departe ca mine.
- Se poate, i-a răspuns uliul, dar spune-mi, ce poţi să vezi pe cuprinsul deşertului?
Îndreptându-şi privirea către în jos, vulturul a exclamat:
- Acolo văd un bob de grâu.
Aşa că au zburat către pământ. Când vulturul s-a apropiat să culeagă bobul de grâu, a fost prins într-o capcană. El nu se gândise că, în timp ce va mânca acel grăunte, soarta va prinde un laţ în jurul lui.

Nu toate stridiile conţin perle; nu toţi arcaşii îşi ating ţinta.
- La ce ţi-a folosit, l-a întrebat uliul, să vezi acel grăunte dacă nu ai putut să observi laţul care te aştepta alături?
- În faţa destinului, i-a răspuns vulturul captiv, a fi precaut nu îţi este de niciun folos.
Când soarta te ajunge din urmă, chiar şi ochiul cel mai pătrunzător este orbit de ea.
În largul oceanului, departe de ţărm, înotătorul se luptă în van cu valurile.

sursa: Istorioare cu tâlc din tradiţia sufită, Sa'di Shirazi, Ed. Sapienţia 2011

A Chypre, un maître soufi attire des milliers de pélerins

"Bienvenue dans la maison de l'Amour": installé au fond d'une ruelle dans un village de la petite île méditerranéenne de Chypre, un sage soufi attire des milliers de pèlerins venus du monde entier, dont nombre de convertis.AFP - "Bienvenue dans la maison de l'Amour": installé au fond d'une ruelle dans un village de la petite île méditerranéenne de Chypre, un sage soufi attire des milliers de pèlerins venus du monde entier, dont nombre de convertis.

Cheikh Nazim, qui a fêté en avril ses 91 ans, est "l'un des maîtres les plus connus en Occident" de l'ordre des Naqshbandi, un mouvement soufi né en Asie centrale au début du deuxième millénaire, explique Thierry Zarcone, spécialiste de l'islam au CNRS.

Le soufisme est la mystique de l'islam, une façon de pratiquer axée sur l'irrationnel et la recherche d'une relation personnelle avec Dieu, notamment par la méditation, plutôt que le respect des interdits et obligations. Il est décliné par de nombreuses confréries aux pratiques variées.

Les Naqshbandis sont l'une des principales confréries soufies et l'une des plus austères, en raison de leur respect scrupuleux de la charia (loi islamique).

Mais Cheikh Nazim en dirige une branche plus flexible, les Naqshbandi-Haqqani, qui sont omniprésents sur internet et très implantés en Europe et aux Etats-Unis, où ils ont conquis de nombreux convertis.

La pratique soufie "m'a apporté un sentiment de satisfaction que ni ma vie ni mon travail ne me fournissaient plus", explique Jehan Ragab, une Italo-égyptienne qui décidé d'abandonner un bon poste à l'ONU et de se voiler pour devenir une disciple de Cheikh Nazim.

Au début, "ma famille a eu du mal à comprendre, car (...) je faisais ce travail si vital et tout d'un coup j'ai senti qu'il y avait quelque chose de plus important", raconte paisiblement cette quadragénaire célibataire, qui s'est installée il y a plus de trois ans à Lefke, dans la partie nord de l'île occupée par la Turquie. Elle y mène une vie simple rythmée par les cinq prières quotidiennes et les Dhikr, séances hebdomadaires de méditation.

Elle habite près de la derga, la maison commune où des dizaines d'adeptes en turban partagent repas, travaux agricoles, tâches ménagères ou autres services à la communauté -- les hommes d'un côté, les femmes de l'autre, avec la famille de Cheikh Nazim.

Ce dernier, dont le regard perçant s'est brouillé avec l'âge, sort régulièrement en fauteuil roulant et prononce depuis sa chambre des sermons mis en ligne régulièrement. Mais il n'anime plus lui-même les prières.

Prêche aux accents de talk show

La porte est ouverte, et le visiteur invité à partager l'un des deux repas quotidiens dans les cours intérieures regorgeant de fleurs et de fruits. Disciples installés sur le long terme, pèlerins de passage, voisins venus demander une intercession ou un service, le passage est incessant.

Ce jour-là, des Allemands, Italiens, Suisses, Américains, une Russe et une Pakistanaise, un Belge ainsi que des Turcs et des Chypriotes, entre autres, convergent vers la petite mosquée de la communauté pour une prière suivie d'un prêche sur "l'Amour réel", celui de Dieu.

"Il y a ici des gens d'origine musulmane et des convertis, nous ne faisons pas de distinction", souligne Baha'uddine, fils cadet de Cheikh Nazim, qui a assuré en anglais, la langue commune, ce prêche aux accents de talk show, blagues et anecdotes à l'appui.

"Nos communautés les plus actives se situent en Europe", notamment à Londres, explique-t-il, citant aussi Istanbul, Los Angeles ou le Michigan. Il se refuse à évaluer le nombre de disciples de Cheikh Nazim, et il n'existe aucune statistique sur eux.

Un des gendres du maître, Cheikh Hisham Kabbani, promeut activement son enseignement aux Etats-Unis depuis les années 90. Il a également lancé, en réaction aux attentats de Londres en 2005, un Conseil des musulmans soufis, afin de porter "la voix de la majorité silencieuse" des musulmans modérés dans la sphère politique, face à un islamisme radical en pleine expansion.

"C'est une tentative de développer l'islam dans le monde occidental", explique M. Zarcone. "Il intéresse surtout des personnes qui sont attirées plus par une spiritualité musulmane que par l'islam, et va naturellement leur servir un islam assoupli".

"Cet aspect peut intéresser des convertis mais déplaît beaucoup au reste du monde musulman", souligne-t-il.

Certaines cérémonies sont par exemple mixtes et comprennent ponctuellement un recours à des instruments de musique et à des mouvements de danse, proches de ceux des derviches tourneurs de l'ordre soufi Mevlevi -- des pratiques souvent critiquées.

sursa: france24.com, 27 Octobre 2013

Entretien avec l’artiste et interprète Karima Skalli : «Ma quête de l’art sublime est permanente et je ne céderai jamais devant la loi du marché»

Entretien avec l’artiste et interprète Karima Skalli : «Ma quête de l’art sublime est permanente et je ne céderai jamais devant la loi du marché»Elle a fait un choix. Elle en a, par la suite, fait un mode de vie. Karima Skalli ne compte pas changer sa ligne artistique, pour plaire à un marché fluctuant. Elle veut surtout prendre le chemin d’une militante pour l’amour universel et la passion transcendantale. 

Et pour ceux qui ressassent le cliché «c’est le public qui choisit », elle réplique constamment par cette image de la communion entre ce chant soufi et le grand public, un peu partout. A Ouarzazate, Libé a rencontré l’artiste. Entretien.


Des douces soirées de Ouarzazate aux  beaux jardins des Oudayas, la même saveur et la même ferveur. Comment vous sentez-vous sur scène?

Karima Skalli : Tout d’abord, j’ai l’honneur de prendre part à ces manifestations artistiques et culturelles. Je suis invitée en fonction de ce que je fais, avec des poètes et musiciens. Ce sont des invitations qui émanent d’organisateurs de festivals et rencontres qui prennent conscience de ce type d’art. Tous ceux et celles qui sont convaincus que la poésie nous unit à la passion, ne peuvent qu’aimer cette expression.

Qu’est-ce que vous avez interprété de particulier ?

Pour ma participation aux différentes manifestations cet été, elle relève surtout  d’un sentiment réel de contribuer à la prolifération de ce genre d’art, dans le sens où j’interprète non seulement des chansons, mais toute une culture, une civilisation et un mode d’existence, une sorte d’interprétation de la pensée, de l’amour et de la musique sublime. Ainsi, j’ai interprété quelques morceaux d’une œuvre que je viens d’achever et qui se base sur la poésie d’Ibn Arabi et d’Ibn Zaydoun.
 
L’on prétexte souvent que les goûts des gens ont changé, et que le genre que vous chantez n’est plus à la mode. Qu’en pensez-vous?

Dans tous les cas, je ne pourrai jamais travailler sur commande. Tout ce que je fais émane d’une inspiration profonde et d’une passion  certaine. Je ne suis pas là à guetter les commandes d’un marché «préfabriqué», car je suis bel et bien engagée dans une expérience, bien étudiée et qui ne manque pas de public. Il suffit de voir comment les gens accueillent ce genre de chant à Ouarzazate, Fès, Rabat ou Marrakech ou même à Paris et Bruxelles, pour en voir l’impact. Ce n’est pas un travail régi par l’offre et la demande, c’est surtout une vision culturelle stratégique qui m’inspire depuis toujours et cette quête ne s’arrêtera pas. Pour moi, la poésie soufie est un monologue, un dialogue et un souffle qui me permet l’identification, le repère et partant cette voie de partage.

C’est un choix donc?

Même pas. Je n’ai pas à choisir. Il s’agit d’un appel profond au niveau intérieur, et avant tout, cela reste l’œuvre d’une inspiration. Il y a eu d’abord cette participation à Fès, en 2000 et de là, j’ai approfondi ma connaissance surtout avec notre patrimoine du Samaa et de la belle poésie. J’ai trouvé un plaisir incommensurable à pénétrer un monde où l’art n’est qu’une partie d’un mode de vie. C’est ainsi que la connaissance permanente me permet de suivre cette quête extraordinaire. J’avais chanté Layla, symbole de l’amour et que les soufis ont emprunté pour fêter l’amour et j’ai fait Abou El Hassan Chouchtari, prince andalou, dont la poésie reste une perle rare.

Et la recherche au niveau du patrimoine?

La richesse est là, c’est comme s’il y a de l’or, mais qu’est-ce qu’on va faire avec ? La recherche ou la découverte, c’est une fouille permanente pour modeler.  Il s’agit d’un projet interminable qui mérite l’intérêt de plusieurs artistes à la fois, et l’on ne parviendra  jamais à bien le cerner, car nous sommes face à un monde d’idées et de réflexion. Moi, je ne m’en lasse pas du tout.
Il y a certes certaines contraintes, mais elles m’incitent à déployer davantage d’efforts. En fait, mon expérience était individuelle au niveau de la production et du travail. Je dois donc faire des recherches personnelles et travailler techniquement ma voix, parce qu’il n’y a pas vraiment de producteurs pour ce genre d’art… Le marché s’oriente de plus en plus vers l’aspect commercial.

Cela reste évidemment difficile?

Le mot « facile » détruit l’œuvre à ma connaissance. Il faut savoir que tout projet nécessite  toujours un travail de construction. Une recherche approfondie et méticuleuse est nécessaire avant d’entamer cette phase de production. Je ne trouve pas la voie facile, mais il y a toujours cette inspiration, cette passion, cet appel qui me propulse pour aller de l’avant. L’effort et la souffrance, l’expérience, les contraintes sont un tremplin magnifique pour tout artiste qui sait les mettre de son côté. L’objectif est d’aller au bout de soi-même, chaque épreuve doit donner plus de force pour ce combat.

Quand on chante l’amour?

L’élévation et la transcendance méritent bien un chant … c’est un appel aux âmes nobles, à cette partie que toute personne possède, il suffit de l’interpeller et de la secouer … Nous devons transporter le public vers une connaissance sublime, un goût élevé et un art de qualité. L’aboutissement est cette communion avec l’autre et cette énergie renouvelable à chaque fois que vous chantez et enchantez un grand public. L’artiste a aussi une mission qu’il ne faut pas oublier.

Vous êtes bel et bien dans une pensée universelle ?

L’amour c’est ma nature, la vie, en général, nous invite à plus de sollicitude pour les bonnes choses. C’est ce retour aux sources, aux vérités que constitue depuis toujours la pureté naturelle de la naissance. Nous devons faire face à tout ce qui pollue nos espaces. On veut bien que cet amour nous «protège». Il y a la liberté dans l’espace, sans pour autant avoir peur d’aller vers les cimes.

Propos recueillis par Mustapha Elouizi
Mardi 3 Septembre 2013
sursa: liberation.ma

O povestire despre noroc


Un om sărac a scăpat în drum un dinar. L-a căutat mult timp dar, în cele din urmă, disperat, a renunţat să îl mai caute.

Un alt om a trecut pe acolo şi a găsit dinarul din întâmplare.

Norocul şi ghinionul ne sunt oarecum predestinate. Porţia noastră zilnică nu depinde neapărat de forţa noastră şi de eforturile pe care le depunem, deoarece, adeseori, cei care sunt mai puternici şi care se străduiesc mai mult sunt cei mai puţin norocoşi.

sursa: Istorioare cu tâlc din tradiţia sufită, Sa'di Shirazi, Ed. Sapienţia 2011
sursa foto 

Despre acceptare

Fericirea vine prin graţia lui Dumnezeu, nu din puterea omului. Dacă Cerurile nu îşi revarsă comorile asupra omului, aceste comori nu pot fi obţinute prin nicio faptă vitejească.

Furnica nu suferă din cauză că este mică; tigrul nu vânează datorită puterii sale.

Chiar dacă mâna nu ajunge până la cer, îşi acceptă liniştită destinul pe care îl are.

Dacă ţi-a fost sortit să ai o viaţă lungă, niciun şarpe şi nicio sabie nu-ţi vor face rău; când ziua morţii va veni, antidotul te va ucide mai repede decât otrava.


sursa: Istorioare cu tâlc din tradiţia sufită, Sa'di Shirazi, Ed. Sapienţia 2011
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Despre oamenii cucernici


Un tânăr înţelept de neam nobil a acostat într-un port din Turcia şi, pentru că era cucernic şi înţelept, cufărul său de călătorie a fost dus la o moschee.

Într-una din zile, preotul i-a spus: "Mătură praful şi murdăria din moschee."

De îndată, tânărul bărbat a ieşit din moschee şi dus a fost! Văzând aceasta, preotul şi discipolii săi s-au gândit că probabil tânărul nu vroia să facă o astfel de muncă.

În ziua următoare, unul dintre slujitorii de la moschee l-a văzut pe tânăr mergând pe un drum. Apropiindu-se de el, i-a spus: "Ai greşit plecând şi ai dat dovadă de judecată afurisită. Oare tu nu ştii, tânăr îngâmfat, că servindu-i pe alţii, te înnobilezi?"

Plin de tristeţe, tânărul a început să plângă: "O, prietene cu inima curată şi cu sufletul iluminat!", i-a răspuns, "în acel loc sfânt eu nu am văzut nici praf, nici murdărie, în afară de propriul meu suflet întinat. De aceea am plecat de acolo, pentru că este mai bine ca o moschee să fie curăţată de oameni ca mine."

Umilinţa este singurul ritual autentic pentru un devot. Dacă încă mai tânjeşti după mărire, alege mai bine să fii umil; nu există altă scară a vieţii pe care să urci.

citat din "Livada - Istorioare cu tâlc din tradiţia sufită" de Sa'di Shirazi, trad. Delia Perţe, Ed. Sapienţia 2011
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Eric Geoffroy : Le soufisme, mode d’emploi

Eric Geoffroy, islamologue, déjà auteur d’un certain nombre d’ouvrages sur le soufisme, vient de publier un « guide pratique » sur cet aspect souvent méconnu et controversé de l’islam. Un défi qu’il relève avec recul et objectivité, offrant aux musulmans d’aujourd’hui que cela intéresse de quoi réfléchir à leur relation à la religion. 

 

Nous le savons tous, il n’est pas nécessaire d’être « soufi » pour être un bon musulman. Hormis le respect des cinq piliers de l’islam, il y a d’ailleurs de très nombreuses manières de vivre sa religion, selon le Coran lui-même. Mais pour tous ceux que cette discipline particulière de l’islam qu’est le soufisme intéresse, le nouveau livre intitulé tout simplement Le Soufisme, d’Eric Geoffroy, paru aux Editions Eyrolles en juin 2013, devient quasi incontournable.

Un guide pratique ? Oui, mais plus encore. Pour plagier Woody Allen, vous trouverez dans cet ouvrage tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le soufisme sans jamais avoir osé le demander.

Dans un langage simple , et quand il ne l’est pas, expliqué dans des encadrés précis et succincts, l’auteur offre au lecteur un voyage subtil dans le temps et dans son temps.

Au-delà des idées fausses

Après avoir rectifié préjugés et idées fausses couramment répétés par les adversaires du soufisme, Eric Geoffroy en trace l’évolution depuis le Prophète Muhammad (PSL) et ses compagnons jusqu’à aujourd’hui. Il offre ainsi une sorte de travelling historique qui permet de comprendre la présence de cette pratique de l’islam dans le monde musulman, ses grandes personnalités comme Ghazali, Ibn Arabi, Rûmî et tant d’autres, son rayonnement, sa diversité dans ses formes.

Le lecteur pourra également découvrir de manière très concrète ce que sont aujourd’hui les pratiques soufies, leurs significations ancrées dans le Coran. Certes, il existe des différences d’une Voie à l’autre, mais l’auteur met en valeur leur part commune : la recherche de l’excellence du comportement en imitation du modèle muhammadien.

Un secret révélé

Des fondateurs des confréries, à partir du XIIe siècle, jusqu’à leur expansion dans les villes d’Occident aujourd’hui, où elles attirent un public important, malgré l’image négative de l’islam véhiculée par les discours médiatiques et politiques, le but recherché reste le même : s’il reste fidèle à ses origines sacrées, l’homme trouve en lui et en Lui tous les moyens de se perfectionner, de faire un effort sur lui-même, pour se rapprocher de son Créateur.

C’est la première fois qu’un public d’Occident a accès à certaines informations explicitées dans ce guide. Il y a là sans doute un signe des temps, car longtemps la pratique du soufisme et toute forme d’appartenance à cette façon de vivre son islam, relevait du secret.

A ce titre, ce livre intéressera non seulement les musulmans qui souhaitent en savoir plus ou vérifier leurs connaissances, prendre des points de repère soigneusement vérifiés, mais aussi tous ceux qui, venant d’autres horizons, ont la curiosité de s’informer sur la mystique musulmane qui, depuis des siècles, irrigue l’histoire de l’islam dans le monde.


Eric Geoffroy : Le soufisme, mode d’emploi
Le Soufisme, Eric Geoffroy, Editions Eyrolles, coll. « Pratique », 10 €.

Sommaire
• Le soufisme d'hier à aujourd'hui,
– Ce que le soufisme n'est pas
– Expériences pionnières (VIIIe-Xe siècles) et intégration dans l'espace sunnite (Xe-XIIe siècles)
– Epanouissement doctrinal et structuration sociale (XIIIe siècle)
– Le soufisme dans la modernité : la critique

• L'expérience
– Les fondements de l'expérience : le Coran et le Prophète
– "Se connaître soi-même, c'est connaître son Seigneur"
– Cheminer sur la voie de l'Unicité

• Le soufisme au quotidien
– Maître et disciple : l'affiliation à une confrérie
– Les méthodes initiatiques
– La vie d'une confrérie



Par Marie-Odile Delacour*

* Marie-Odile Delacour est l'auteure (avec Jean-René Huleu), notamment, de Le Voyage soufi d’Isabelle Eberhardt (Éd. Gallimard - Joëlle Losfeld, 2008). 

sursa: saphirnews.com/Eric-Geoffroy-Le-soufisme-mode-d-emploi

Who was Bulleh Shah?


Who was Bulleh Shah?Bulleh Shah followed the Sufi patron of Punjabi poetry founded by eminent poets like Shah Hussain, Shah Sharaf and Sultan Bahu. He wrote various forms of Punjabi poetry but the majority of his verses were Kafi’s, a style of Punjabi, Sindhi and Saraiki poetry.

Bulleh Shah is one of the finest spiritual Sufi poets and scholar from the Punjab. His writings are still celebrated in all parts of the world.

Hazrat Baba Bulleh Shah is considered to be one of the most remarkable Muslim Punjabi Sufi poets and scholars.

He was born in 1680 in the village of Uch, Bahawalpur, Punjab, which is currently in Pakistan. His full name was Abdullah Shah.

He was born into a very religious family, his father being a preacher in a mosque. His family had a long association with Sufi’s.
Shah Hussain
Bulle Shah spent most of his life in Kasur, Pakistan right from his education until his death.

After receiving his traditional education in Kasur, Bulleh Shah became a murshid (disciple) of a famous spiritual teacher Qadiri Sufi Shah Inayat Qadiri, who guided him towards spiritual awakening.

From these teachings, Bulleh Shah spent his whole life in search of true self-realisation and spiritual awakening.

A number of Bulleh Shah’s Kafis are sung by present day qawwals. The simplicity in his works and preaching about fundamentals of living makes him all the more famous.

In the present era, many singers have converted his poems and Kafis into melodious songs. Renowned Sufi singers like Abida Parveen, the Waddali Brothers, Nusrat Fateh Ali Khan and Sain Zahoor have sung a number of qawwalis from the compositions of Bulleh Shah.

Various famous modern day music numbers including ‘Bullah ki Jana’ by Rabbi Shergill, ‘Chaiyyaa Chaiyya’ from Dil Se, ‘Ranjha Ranjha’ from Raavan, and so many more, are actually the Kafis of Bulleh Shah.

In his poetry, he talks about his understandings of the world around him, his divine experiences and also raises a voice against orthodox rituals of Islam during that time.

He preached to the masses to leave their egos and not to worry about social conventions if they wish to meet God.

There is a very famous story from the life of Bulleh Shah. This story shows his love and devotion towards his master and his untroubled attitude towards society.

Once, Bulleh Shah saw a young wife desperately waiting for his husband to return home. She dressed up beautifully, braided her hair and wore her best make-up.

Bulleh Shah identified this as pure dedication and affection the wife had for her loved one.

So, Bulleh Shah also dressed up as a female, braided his hair and rushed up to see his master Inayat Shah. This was the level of adoration he had for his master and the love he had for God.

Bulle ShahThe writings of Bulleh Shah portray him as a saviour of the human race as he provides solutions to various social problems in the world around him, as and when he came across them.

The lifetime of Bulleh Shah was concurrent with communal riots between Muslims and Sikhs. During that time, he was a ray of hope and an instrument of peace for the inhabitants of Punjab.Bulleh Shah always preached that if violence is answered with violence it will lead to strife only.

He propagated non-violence and did not support either Muslims or Sikhs in the bloodshed. This made Muslims controversial towards Bulleh Shah.

Bulleh Shah died in 1757. It might be astonishing but it is a bitter truth that at the time of his death, Bulleh Shah was denied burial in community graveyard of Muslims by mullahs because of his unorthodox views.

But today, the tomb of Bulleh Shah in Kasur has become a place of worship and the wealthiest of the city have paid handsome amounts to be buried by the side of such a great soul.

The metamorphic change in he way he is perceived today is owed to the better understanding of Bulleh’s life and preaching by his people and followers.

“Bulleya Ki jaana main Kaun”

Bulleya to me, I am not known
Na main momin vich maseetaan
Na main vich kufar diyan reetaan
Na main paakaan vich paleetaan
Na main moosa na firown

Not a believer inside the mosque, am I
Nor a pagan disciple of false rites
Not the pure amongst the impure
Neither Moses, nor the Pharoh

Na main andar ved kitaabaan
Na vich bhangaan na sharaabaan
Na vich rindaan masat kharaabaan
Na vich jaagan na vich saun

Not in the holy Vedas, am I
Nor in opium, neither in wine
Not in the drunkard’s intoxicated craze
Neither awake, nor in a sleeping daze

Na vich shaadi na ghamnaaki
Na main vich paleeti paaki
Na main aabi na main khaki
Na main aatish na main paun

In happiness nor in sorrow, am I
Neither clean, nor a filthy mire
Not from water, nor from earth
Neither fire, nor from air, is my birth

Na main arabi na lahori
Na main hindi shehar nagauri
Na hindu na turak peshawri
Na main rehnda vich nadaun

Not an Arab, nor Lahori
Neither Hindi, nor Nagauri
Hindu, Turk, nor Peshawari
Nor do I live in Nadaun

Avval aakhir aap nu jaana
Na koi dooja hor pehchaana
Maethon hor na koi siyaana
Bulla! ooh khadda hai kaun

I am the first, I am the last
None other, have I ever known
I am the wisest of them all
Bulleh! do I stand alone?
Bulleya Ki jaana main Kaun
Bulleya! to me, I am not known
 
-Bulleh Shah

sursa: http://www.desiblitz.com/content/who-was-bulleh-shah